(Sur)abondance

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Salut ! A la base, ça devait juste être un article dessiné, sans texte. Finalement je me suis dit que ça serait quand même bien de l’accompagner de ma réflexion. J’ai mis un peu de temps à finir cet article, parce que je le repoussais un peu. Je me demandais « mais hey, c’est pas un peu indécent de dire ça, alors que des gens manquent de ce dont tu parles ? ». C’est peut-être indécent. C’est plutôt un rich white people problem. Mais peut-être que ça fera écho à certain.e.s. En tout cas, en le faisant j’ai mis le doigt sur un problème que j’avais choisi (plus ou moins) d’ignorer : on a trop de choses, et on nous pousse toujours à en avoir de nouvelles, en nous faisant croire que la réussite réside dans la possession. Et surtout, que même si je fais des efforts, j’ai un peu été prise au piège, moi aussi.

Dans ce dessin, c’est vrai, je mets tous dans le même panier : les trucs que j’aime, et les trucs dont j’ai vraiment envie de me débarrasser. Comme s’ils était tous nuisibles ou dérangeants. Ce n’est pas le cas. J’adore mes livres, j’adore certains objets de déco que je possède (coucou poupée Frida!), par contre je déteste voir tous les trucs à donner trainer sur mon palier. Au bout du compte pourtant, ils me prennent tous beaucoup de place, chez moi, mais aussi dans ma tête. J’avais vu quelque part qu’en moyenne, un américain possédait genre 120 000 objets (!!!), donc tu m’étonnes qu’à force ça prend de la place dans l’esprit et l’appartement. Il me faudrait probablement des jours pour compter tout ce que j’ai. Et alors si on rajoute tous les fichiers que j’ai sur mon PC, tous les trucs enregistrés dans des listes sur des applis et tout, on atteindrait sûrement un chiffre que je ne serais même pas capable de prononcer.

Cette idée d’article m’est venue après avoir regardé ce documentaire sur Netflix, Minimalism. C’était l’un de ces trop nombreux films bloqués dans ma liste à regarder depuis des années. Un docu sur des gens qui font le choix de ne posséder quasi rien (genre vraiment, certains ont genre 4 meubles et 2 cuillères quoi). J’en suis très très loin, et c’est sûrement pas mon objectif dans l’immédiat, mais ça m’a fait m’interroger sur ce que je possède (physiquement, mais aussi numériquement). J’ai trop de choses. Et de fait, j’ai aussi trop de choix : je pourrais faire ça, ou ça, regarder ça, ou bien ça, écrire sur ce truc, ou sur cette chose, écouter telle musique, ou bien plutôt celle-là. Je passe de nombreuses minutes à choisir, des minutes qui peuvent se transformer en heures, juste pour trouver le bon restau, la playlist qui correspond parfaitement à mon humeur, ou encore l’imprimante qui fera parfaitement ce que j’attends d’elle. Combien de livres je pourrais lire en échange de ces minutes passées à choisir ? (en imaginant que je ne passerais pas plusieurs minutes à choisir le livre en question).

Suite à ma petite réflexion, je me suis dit que j’allais regarder des Ted Talks sur le choix/la consommation/les infinies possibilités que nous offre le monde. Je suis tombée sur une vidéo de Renata Salecl (avec laquelle je ne suis pas d’accord sur tous les points, mais quand même) qui expliquait qu’avoir tous ces choix, ça nous empêche, dans un sens, de faire des choix vraiment utiles, et de penser collectif. Alors je suis pas très théorie du complot, mais j’ai trouvé cette réflexion intéressante : en cherchant pendant des heures la meilleure imprimante, je n’ai pas le temps de remettre en question le monde autour de moi, pas le temps non plus de changer mes habitudes. Notre cerveau est toujours occupé à quelque chose, c’est pratique. Alors évidemment c’est un peu exagéré, j’ai quand même encore un peu le temps de réfléchir à autre chose que la meilleure imprimante, mais bon, je fais d’un simple achat un problème bien plus grand en voulant trouver la meilleure. C’est bête et fatiguant, mais je ne peux pas m’en empêcher. Bon, en plus, avoir le choix, quand y’en a vraiment trop, ça devient compliqué à gérer, puisqu’on se dit toujours qu’on fait peut-être le mauvais choix, qu’on va peut-être rater autre chose de mieux, et puis si on n’est pas satisfait, se dire qu’on aurait pu mieux se renseigner. Par exemple, c’est ce qu’il m’arrive quand je dois choisir un nouvel habitant dans Animal Crossing, je parcours plein d’île en me disant toujours « mais si le prochain était Zucker ? Je vais peut-être rater Zucker si je prends celui-là », jusqu’à avoir parcouru 107 îles sans m’être décidée. (Si en lisant ça tu es ????, je suis désolée.). Quel exemple remarquable vraiment, j’aurai du devenir Platon. Y’aura toujours mieux ailleurs, probablement, mais c’est pas bien grave de ne pas avoir le top du top. Pour la plupart des trucs ça ne change rien, alors pourquoi je perds des heures à chercher le meilleur ? Bon, vous ferez ce que vous voudrez de ma réflexion, au final elle est sûrement plus pour moi que pour éveiller quelque chose. Et moi je vais retourner à mon tri ! Bisous 😉

Ah oui, je vous laisse avec cette phrase du film Minimalism :

 » Love people, use things. The opposite never works. « 
(Aime les gens, utilise les choses. Le contraire ne fonctionne jamais)

 

Si le sujet vous intéresse :

Ode à la lecture

Anacuriosa qui vous montre comment les livres sont géniaux et plein d’univers magnifiques

Est-ce-vraiment le retour de ce blog ? On dirait bien que oui ! Il va sûrement être hyper différent d’avant, parce qu’il y aura aussi du texte. J’adore dessiner, mais j’adore aussi écrire, autant combiner les deux.

J’ai toujours été un rat de bibliothèque. Je me souviens d’ailleurs bien des bibliothèques dans lesquelles j’empruntais des livres, alors que j’oublie plein d’autres trucs. Mettre des livres à disposition des gens, des tas de livres, sur toutes sortes de sujet, et tout ça souvent gratuitement, peut-on imaginer plus bel endroit ? Je ne crois pas. Donc vu que j’ADORE les livres, vraiment (genre il me suffit d’acquérir un nouveau livre pour être aux anges), j’ai parfois cru que j’étais Matilda (la personnage de Roald Dahl). Depuis je me suis bien rendu compte que je n’avais pas du tout une famille profondément débile et méchante, ni une intelligence hors du commun, ni des pouvoirs de télékinésies (si vous ne comprenez rien de ce que je raconte, lisez Matilda. Ou bien, regardez le film sur Netflix), et donc que la seule chose qu’on avait vraiment en commun, c’est notre passion pour les livres et apprendre des trucs nouveaux. Ce qui suffit déjà largement à être cool, si vous voulez mon avis.

Cette passion pour les livres je l’ai toujours eu, mais y’a clairement eu une période de vide durant mes études. Je lisais énormément jusqu’à la fin du lycée (coucou le rayon livres pour ados), et je relis beaucoup aujourd’hui, mais entre les deux, c’est un trou noir. En 2019, je me suis donc secouée, et j’ai finalement lu 21 livres dans l’année (youhou!), comprenant quelques BD, et beaucoup de romans et essais (j’adore les essais!!). Cette année, fin d’études et confinement oblige, j’ai réussi à atteindre 19 livres lus depuis le mois de janvier. J’ai globalement un objectif de 1 livre par mois, mais je suis toujours ravie quand j’en lis plus bien sûr ! Je suis fière de me dire que je redonne la place qui est due à la lecture dans ma vie, parce qu’en plus, c’est vraiment selon moi tout sauf du temps perdu. En lisant, on apprend plein, plein de trucs, on développe sa créativité, on ouvre son esprit à d’autres points de vue, bref, on gagne en intelligence(s). Et en plus, rappelez-vous, ça peut être gratuit. C’est fou la vie.

Je me suis dit que j’allais faire une petite compilation de livres que j’ai lu en 2020, peut-être que certains pourraient vous intéresser. Par contre je n’écris pas de synopsis parce que je ne sais pas les écrire, mais regardez sur internet, ça sera mieux pour tout le monde.

  • Un livre qui m’a appris quelque chose sur l’Histoire : Le Journal d’Anne Frank, d’Ari Folman et David Polonsky (c’est une BD). je n’ai jamais lu le journal d’Anne Frank, mais cette BD m’a vraiment transporté. C’est son journal, transposé en BD, et c’est vraiment très beau visuellement. J’ai adoré cette lecture parce qu’on y retrouve des vrais bouts de journal dedans, et que ça m’a permis de découvrir comment une petite fille de 13 ans raconte son histoire, comment elle romance sa vie, et puis, par son point de vue, dans quelles conditions on pouvait vivre à l’époque. Il y a des moments racontés dedans qui sont vraiment très beaux, d’autres très durs, et d’autres amusants, le tout aidé par de très belles illustrations.
  • Un livre qui m’a obligé à me poser les bonnes questions : Comme par Magie, d’Elizabeth Gilbert. Je dois commencer par avouer que ce livre, j’ai eu du mal à le lire, parce que j’ai trouvé l’écriture assez lourde et mielleuse, un peu pathos. Pourtant, à la fin de la lecture, ça m’a permis de beaucoup réfléchir à ma façon d’être créative. Pendant le confinement, je m’étais mis en tête qu’il fallait absolument que j’en profite pour partager énormément sur mon compte insta de dessin, me faire connaître et tout, et ça a eu pour effet de me bloquer complètement. J’ai lu ce livre pile au bon moment, puisqu’il m’a rappelé qu’avant toutes choses, je devais être créative pour me faire plaisir, et pas pour atteindre un but aussi tangibles que « me faire connaître ». Ça m’a permis de tester plein de trucs que j’aurais jamais testé sinon. Je le recommande donc pour celles et ceux qui veulent un peu dédramatiser par rapport à leur art, leur créativité, ou tout autre activité accomplie juste pour le plaisir.
  • Un livre que j’avais laissé de côté (mais qui est en fait génial) : Kafka sur le Rivage, de Haruki Murakami. Je ne sais pas s’il y a un livre de Murakami que je n’ai pas aimé. En tout cas celui-ci, je l’ai adoré. Je l’avais commencé il y a très longtemps, et je ne sais pas pourquoi, je n’avais jamais pris le temps de le finir. Je m’y suis donc collé pendant le confinement, et ô joie, ô bonheur, j’ai vraiment adoré cette lecture. Comme tous les Murakamis, l’histoire est vraiment bizarre et ne fait pas vraiment sens au début, mais malgré ça, elle m’a touché en plein coeur. C’est bien simple, une fois que je l’avais repris, je n’arrivais plus à m’arrêter, j’étais vraiment happée dedans. Chaque chapitre est dédié à un des deux personnages principaux l’un après l’autre, donc ça donne encore plus envie de continuer, et de savoir ce qu’il va arriver à l’un, puis à l’autre, et l’envie de revenir au premier, ainsi de suite sans s’arrêter. Je ne comprends pas ce qui m’a fait arrêter cette lecture la première fois.
  • Un livre sur l’amouuur (mais ce n’est pas une love story) (j’espère que vous avez la ref) : Modern Romance, d’Aziz Ansari. Un autre livre que j’avais commencé mais jamais fini, et que j’ai repris durant le confinement. C’est donc un bouquin qui parle de l’amour à l’ère du numérique, écrit après avoir mené plusieurs enquêtes/sondages/interviews/recherches, tout en étant drôle. J’ai appris vraiment plein de trucs avec ce livre, sur la façon dont les gens se présentent pour des dates, comment on en arrive justement à ces dates, et comment ça se passait avant. Le livre n’aborde évidemment pas tous les sujets, mais ceux qui sont abordés sont assez cools et rafraichissants.
  • Une saga pour ado que j’ai découvert quand j’étais adulte : Miss Peregrine et les Enfants Particuliers, et plus spécifiquement cette année, le tome 2, Hollow City, de Ramson Riggs. Il y a pas mal de livres dont j’ai envie de regarder l’adaptation en film quand ils sortent, mais il y a encore plus de films dont j’ai envie de découvrir les origines en lisant les livres desquels ils sont inspirés. C’est le cas de Miss Peregrine, que j’ai d’abord vu au ciné, que j’ai aimé, et donc que j’ai choisi de lire par la suite. Ce qui me ravie d’abord, c’est que c’est une saga (il y a genre 7 tomes pour l’instant je crois), donc ça me replonge dans mes amours d’adolescences (Hunger Games, Uglies/Pretties, Harry Potter, tout ça, vous savez). Ce que j’adore ensuite, c’est comment l’auteur a écrit son premier tome : en trouvant des photos et cartes postales hyper bizarres, il a su imaginer un monde vraiment passionnant. J’ai beaucoup aimé le tome 2, parce qu’il a réussi à me transporter de nouveaux dans cet univers, et m’a vraiment donné envie d’en découvrir plus sur ces fameux enfants particuliers.
  • Un livre sur un style littéraire que je ne connais pas, voire que j’ai carrément rejetté : Je transporte des explosifs, on les appelle des mots : Poésie & féminismes aux États-Unis de Jan Clausen. Bon, évidemment, je ne parle pas du féminisme quand je dis que je l’ai rejetté, mais bien de la poésie. J’ai deux souvenirs de poésies : les fables de la Fontaine (et tous les autres poèmes pour enfants. Une fable est-elle un poème ceci dit ?) et les Fleurs du Mal De Baudelaire (un des seuls livres que j’ai honnêtement détesté. Désolée si en fait c’est bien, à l’époque où je l’ai lu je n’étais pas prête). La poésie ne me faisait donc aucun effet, je n’y voyais aucun intérêt, et j’ai clairement jamais été dans ce rayon de bibliothèques. Mais chemin faisant, j’ai découvert ce poème (faut cliquer pour le voir), et quelques autres, et j’ai découvert que la poésie pouvait être très puissante, et traiter de sujets qui me touchent aujourd’hui. De fil en anguille j’ai découvert ce bouquin, et oh boy je l’ai aimé. Certains poèmes sont hyper forts, ils t’explosent au visage, et ça ouvre à tout un monde que j’avais volontairement mis à l’écart de mon existence. Peut-être qu’un jour je prendrais même plaisir à relire les Fleurs du Mal, qui sait ?
  • Un livre que je lis actuellement : Tortues à l’infini, de John Green. Je crois que malgré moi je suis retombé dans la littérature pour ado, j’adore ça et je n’en ai même pas honte. J’ai bien aimé d’autres livres de John Green, donc je me suis dit que j’allais lire celui-ci, et jusqu’à présent celui-ci est cool aussi !

J’espère que vous avez 6h pour lire cet article, et sinon, je vous autorise à le lire en plusieurs fois. Bisous !

Passion Harry Potter

Il y a de ça fort longtemps, l’artiste Taryn a lancé le défi #PotterweekPrompts, où il fallait chaque jour dessiner d’après un titre sur le thème d’Harry Potter. Comme je suis folle d’Amour de l’univers de Harry Potter, mais aussi pas mal lazy, je l’ai fait! Mais carrément pas dans les temps. L’important c’est que ce soit là, non ?

Pour info, le post de lancement se trouve

HP1v2

1. Meilleurs amis

 

HP2

2. Ca doit être un Weasley

 

 

HP3v2

3. Votre maison à Poudlard

 

HP44. Incompris(e)

 

HP5

5. Faune et Flore

 

HP66. Figure parentale

 

 

HP7

7. T’es un sorcier, Harry!